Rosier American Pillar et ses cabanons

Voilà un bien drôle de titre pour ce billet, il faut me pardonner en ce moment je manque un peu d’imagination et puis la forte chaleur actuelle a du me taper sur la caboche 🙂 , hier on se serait cru en été!

Tout ça pour parler du rosier American Pillar qui passe son 2ème été au jardin et qui revient de très loin, vous pouvez me croire.

Acquis pour un franc six sous au rayon grosses soldes chez Truffaut, je ne donnais pas cher de sa peau.

C’était mal connaitre le bonhomme, il s’est rapidement refait une santé. Lui (et son unique branche) est allé rejoindre la vigne vierge dans le massif du cerisier pour habiller les deux cabanons, toitures comprises, à l’arrière de la maison.

au niveau du tronc du pommier, se trouve le massif d’ombre avec l’hydrangea petiolaris

Par la suite la clématite Haghley Hybrid est venue l’enlacer. Elle se développe plutôt bien, à mon grand étonnement, je pensais que les clématites étaient capricieuses et difficiles de culture. Il faudra tout de même que je prenne le temps d’étudier la façon de les tailler convenablement mais c’est une autre histoire.

Il commence à vadrouiller en tout sens et il même est autorisé à grimper sur le pommier à vent au-dessus.

Pour cacher la base dégarnie :  lysimaque nummulaire (herbe aux écus dorée ), acanthe, fougère (inconnue), installés depuis peu.

A l’autre bout du cabanon, une erreur de casting : à cet endroit j’avais prévu un rosier grimpant remontant pour assurer le relais après la floraison unique d’American Pillar et aussi donner le change au rosier Ballerina, à ses pieds.

Je l’avais imaginé vigoureux au point d’aller serrer, dans les airs, la pince à son colocataire, chacun faisant un petit bout de chemin vers l’autre. Rien de tout cela ne se produit, le rosier que j’ai mis à cette place est moche et peu motivé…d’ailleurs je ne connais même pas son nom!! J’ai commencé à réfléchir à un remplaçant plus gracieux 😉 .

Je retourne à mes cogitations et vous souhaite une excellente semaine!

P.S : hier matin nous avons fait un saut à Chédigny, j’ai des roses plein les yeux…

Deutzia, floraison 2020

J’ai acheté il y a deux ans un arbuste étiqueté « deutzia magnifica » blanc. Je le voulais absolument, gamine je le croisais sur le chemin de l’école au printemps recouvert d’une myriades de pompons blanc pur.

deutzia magnifica dans le jardin voisin

Depuis son arrivée au clos, il a été malmené d’abord par une transplantation inappropriée et par une sécheresse redoutable ensuite. Finalement je ne me souviens plus de sa 1ère floraison sans doute qu’elle n’a jamais eu lieu. Je la découvre aujourd’hui rosée, faite d’une multitude de fleurettes blanches, doubles, teintées de rose (inodores).

J’ai effectué des recherches express sur le Web, il pourrait s’agir de « Pride of Rochester » ou du cultivar « scabra plena » mais aucune certitude.

En attendant le nouvel emplacement semble lui réussir, de jeunes feuilles plus grandes apparaissent, l’arbuste commence à s’étoffer. Si tout se passe bien pour lui, il devrait dépasser les deux mètres.

Je le trouve plutôt photogénique et à vrai dire il ne me déplaît pas drapé de rose tendre au printemps. Mais, je vous avoue que je ne jette pas l’éponge, je vais essayer de mettre la main sur la variété blanche mais version naine…en espérant qu’il n’y aura pas d’erreur d’étiquetage.

Bon dimanche à tous.

Rosier Line Renaud dans mon jardin.

Ce rosier robuste (obtention Meilland 2007) bien campé sur ses cannes, est un des 1er à fleurir au jardin, cette année vers la mi-avril. D’ordinaire je n’aime pas les roses chou (13cm, 35 pétales) mais sa taille haute, son allure élancée compensent largement le gigantisme de la fleur, rose bengale légèrement nuancée de saumon et délicieusement parfumée (ne comptez pas sur moi retrouver les composantes olfactives : épices, myrrhe, muguet…, ça se résume à j’aime ou j’aime pas 😉 ).

Son feuillage, très décoratif, présente une belle résistance aux maladies, juste parfois quelques taches noires à la base mais rien de méchant, il est d’ailleurs labellisé ADR. C’est un point important pour moi à l’heure où je me pose la question de la présence au jardin de certains rosiers certes à la rose somptueuse mais portée par un arbuste malade, sans tenue ou constamment déplumé.

Il fleurit sans discontinuer jusqu’aux gelées.

Dès son installation il y a 3 ans près de la terrasse devant la maison, il a tout de suite prospéré et s’est développé à vive allure. Sensé atteindre 1m50 en situation favorable, il culmine à 2m20 chez moi et tient bien son rôle au jardin y compris en hiver.

L’année passée, par un vent très fort, une belle branche s’était brisée, nous prenons soin maintenant de l’arrimer solidement aux thuyas à proximité. De nouvelles tiges, bien robustes, sont en formation en ce moment.

à sa base, des acanthes qui s’étoffent d’année en année.
Sous un soleil éclatant

Acheté sans grande conviction, ce rosier est une agréable surprise pour moi, je dirais même qu’il constitue une pièce maîtresse de la terrasse et anime l’endroit où il est placé…en dessous il y a mon transat 😉 !

Je vous souhaite un excellent week-end.

Au potager en ce moment

Incontestablement, ce n’est pas une année faste pour le potager.

Les tomates semées par mes soins ne parviennent pas vraiment à décoller et demeurent rachottes!

On a planté dans du plastique, pas sûr que cela soit une bonne idée, mais mon mari y tenait absolument!

On est loin de la success story tomatesque de l’année dernière! Je ne les ai pas suffisamment bichonnées, oubliant même des arrosages, sans doute que le cœur n’y était pas à cause de ce fichu virus qui ne veut pas retourner dans les limbes de l’oubli.

Idem pour les cucurbitacées: concombres, butternuts, potimarrons…tout est riquiqui!!

Quelques satisfactions tout de même :

les pommes de terre :

les fèves : nous en mettons tous les ans au potager et chaque fois c’est une réussite.

les gousses sont nombreuses et pratiquement à point.

les fraisiers : les différentes variétés s’installent tranquillement, quelques plants supplémentaires ont été ajoutés ce printemps. Nous avons des petites récoltes, pas encore de quoi faire des confitures 😉 !

rassurez-vous, même avec le filets les piafs arrivent à se servir…bon il en faut pour tous le monde!

les artichauts : prennent de l’envergure et semblent prêts pour la consommation mais comme je les trouve décoratifs, je ne me résous pas à les étêter.

il paraît que le feuillage est comestible également.

Les espèces de topinambours, donnés par une collègues, se font beaux. Elle m’assure que les tubercules sont délicieux en vinaigrette, je n’ai pas encore osé tester.

En vérité, j’attends leurs fleurs en forme de soleil à la fin de l’été , aucune histoire de gourmandise mais de l’expansionnisme déguisé de ma part vers le potager 😉 !

Pour terminer, je voulais vous montrer ma bordure de lavandes issues de semis spontanés, récupérés dans le gravier, pour faire séparation entre le potager et l’étendoir à linge. Certaines touffes n’ont pas résisté à la transplantation…un prétexte tout trouvé pour retourner ce week-end dans ma pépinière préférée!

Belle journée, à très vite!

Nettoyage des vieux fruitiers

Nous possédons quelques fruitiers au verger. Ils datent de Mathusalem mais malgré leur âge respectable ils se montrent généreux et nous gratifient chaque année (ou presque) de beaux fruits.

Deux d’entre eux ont été retirés et ceux qui restent au verger sont entièrement recouverts de mousse, de lichen et parfois de champignons, c’est le cas du vénérable cerisier, sans oublier qu’ils n’ont pas été taillés depuis des lustres, ils ont adoptés des formes improbables.

A certains endroits sur les bois, tout un écosystème s’installe, de la végétation pousse, ça grouille de vie…la confiance quoi!!

Les branches mortes ou malades (porteuses de champignons ou parasites) avaient besoin d’être sciées soigneusement afin de ne pas fragiliser encore plus les arbres.

Avant le confinement lié au Covid 19, un professionnel était venu procéder à une taille légère, il reviendra en temps voulu pour le grand pommier à vent qui a besoin d’être aéré en son milieu, dixit le monsieur.

Quelques jours après la taille, sans prendre conseil auprès de notre pro, nous avons sorti la vieille échelle (un tantinet vintage, j’aime beaucoup…quelle déchéance s’extasier devant une échelle!!) et les brosses dures pour nous atteler au brossage des ramures, croyez-moi les branches sont impeccables à présent!

Personnellement, je préfère les arbres version avec la mousse, le lichen et les bestioles…

De plus, il n’est pas sûr que l’action de récurage réalisée soit réellement bénéfique, j’espère qu’on a pas fait une bêtise en enlevant cette espèce de protection qui habillait troncs et branches!

Je me faisais du souci en 1er lieu pour lui, pourtant le vénérable cerisier a continué son bonhomme de chemin, à produit son nuage fleuri…

…et des fruits juteux, une récolte correcte cette année.

10/05/2020

Que j’aime le mois de mai, le mois des cerises (et aussi des clafoutis et autres gourmandises!).

Excellent jeudi de l’Ascension, à bientôt!