Résumé de mon week-end au jardin.

Récapitulons, hier c’était procrastination et joujou avec mon appareil photo. Aujourd’hui, je me suis sérieusement ressaisie 😉 et j’ai continué le toilettage du jardin entamé le week-end dernier.

Il faisait beau, il faisait chaud et le ciel était d’un bleu magnifique.

J’ai commencé par la serre. il restait encore un peu de rangement à réaliser et surtout à débarrasser la terre des racines de liseron et de trèfle. J’ai œuvré jusqu’à ce que assoiffée et dégoulinante de sueur je ne puisse plus tenir, une véritable fournaise avec ces vitres en verre!

J’ai semé à la hâte les navets jaunes.

Pour le reste des semis, j’ai me suis installée à l’extérieur. J’avais 4 graines de mirabilis du Maroc (avec des fleurs plus petites que l’espèce-type, blanches légèrement lavés de mauve).

Malheureusement, lors d’un aller-retour vers la serre, j’ai laissé échapper 2 graines. Me voilà à 4 pattes à retourner l’herbe pour retrouver mes pépites, peine perdue, autant chercher une aiguille dans une botte de foin. Je suis dégoutée. Et puis d’abord est-ce la bonne période pour les semer?

coriandre, salade d’hiver, mirabilis, viola cornuta. D’autres semis suivront.

Après la serre, je me suis activée dans les massifs. J’ai notamment peaufiné le désherbage de la semaine dernière. Près de la serre, le rosier Sylvie Vartan est au plus mal, il m’agace vraiment pourtant il est réputé fiable. Que faire?

Le massif « ingrat » a donné du fil à retordre. Il mérite bien son nom celui-là! Du coup, le nettoyage est superficiel, le sol étant dur comme de la pierre.

Avant/après

Ainsi dégagé, on peut admirer quelques belles fleurs du rosier Avalon.

Vue opposée du massif.

Toujours au même endroit, le jeune grimpant Perenial Blue, est prévu pour habiller l’arche verte. A l’achat de la maison, il y avait à cet endroit une bignone qui continue inlassablement depuis 4 ans à émettre ses tentacules vertes difficiles à arracher, une vraie plaie.

Il y a quelques mois, j’ai découvert, à proximité de l’arche, une tige semblable à celle d’un rosier. Cette pousse s’est révélée sacrément vigoureuse! Il a fallu la corseter autour d’une pique de bambou pour profiter de la floraison de Perenial Blue (planté en janvier 2021).

Il faudrait lui trouver un autre emplacement à l’automne mais va-t-il supporter la transplantation? Quelles roses? Je suis impatiente de connaitre la suite…à suivre.

Nous avons palissé les branches des rosiers grimpants notamment Leverkusen qui commence à s’étendre sur la façade arrière de la maison, planté dans une jardinière home made.

Felicité et Perpétue et American Pillar se sont rejoints au-dessus du cabanon, sans oublier la vigne vierge qui s’étire dans tous les sens. Il devient de plus en plus compliqué de fermer la porte.

A proximité du cabanon sur une arche en bois, Guirlande Rose est débarrassée de son bois mort, les lianes sont guidées sur leur support, tout est rentré dans l’ordre. Une jolie grappe de fleurettes aux tons délicats joue avec le vent. Je lui trouve un air de printemps.

Angela nous fait une belle remontée mais l’arbuste est vraiment déséquilibré, tout part à gauche! J’ai essayé de redonner un semblant d’harmonie à la demoiselle.

Maintenant que le jardin est plus propre, j’ai toute la latitude pour profiter de quelques floraisons masquées (voire oubliées) par le bazar général!

éphémère de Virginie
géranium Ann Folkard
sédum
sédum sur fond de géranium Rozanne.

Aujourd’hui je me suis vraiment vidée l’esprit, concentrée à embellir mon petit coin de verdure, cela fait un bien fou. Le clos est prêt à accueillir l’automne comme il se doit.

Cette plongée dans la végétation me permet de mieux cerner les prochains remaniements et réaménagements au jardin.

Bonne fin de soirée, à bientôt.

Floraisons de septembre.

L’été cède tranquillement la place à l’automne, la lumière se fait plus douce.

Quelques roses apportent un peu de couleur par petites touches.

rosa Belle au Bois Dormant (probablement erreur d’étiquetage).
Les rosiers Vent d’été et Robin Hood sont des valeurs sûres au jardin.
Rose Gaujard est plus flashy en automne, son beau feuillage un vieux souvenir.

Début de floraisons des asters, j’attends avec impatience celle de Monte Cassino, mon chouchou.

Plein de petites bestioles ailées s’affairent sur les bouquets, j’ai vu de beaux papillons et même l’antipathique frelon asiatique (j’ai évité de le regarder dans les yeux et j’ai filé mon chemin).

Je commence à apprécier les graminées. Je découvre leurs nombreux atouts. Toutefois, je fais attention à ne pas introduire des variétés traçantes qui deviendraient difficiles à déloger.

Les graminées captent si bien le lumière.
Celle-ci est atteinte d’hirsutisme.

Les gauras se ressèment un peu partout, j’en arrache régulièrement. Il sont précieux pour combler rapidement les espaces vides et apportent de la légèreté dans les massifs.

Deux variétés de gauras en mélange.

La fraicheur des feuillages est appréciable en cette journée ensoleillée.

Caryopteris Hint of Gold

Nous avons pris soin de tondre la pelouse au bon moment et nous voyons apparaitre un peu partout les adorables cyclamens. Mon rêve : les voir s’étaler sous les vieux arbres pour former de merveilleux tapis aux coloris tendres.

Aujourd’hui c’était « doucement le matin, pas trop vite l’après-midi », j’ai profité de la douceur de ce samedi. J’ai continué le nettoyage entamé le week-end dernier…à dose homéopathique 🙂

Belle soirée.

Le massif de l’olivier.

Je ne sais pas pourquoi mais en ce moment j’ai des envies de discipline au jardin.

Le style cottage j’adore, à condition qu’il soit bien pensé, il y a des « principes » à connaitre au niveau des associations et du choix des végétaux.

Depuis longtemps, j’ai dans la ligne de mire le massif dit de l’olivier qui ne me satisfait pas du tout.

Je vous présente mon olivier, objet de fierté, du haut de ses 2 mètres, affublé de sa belle lavande, un peu passée quand même.

Spectacle désolant après un mois d’abandon pour cause de vacances formidables. Le rosier visible au beau milieu de la photo est le charmant Comte de Chambord.

Contre le mur de la maison, accroché à la rambarde, Pierre de Ronsard commence à drageonner et occupe de plus en plus d’espace…grosse erreur de casting mais impossible de m’en défaire, mon mari l’aime trop.

On trouve tous les styles possibles dans ce massif, méditerranéen, anglais…trop de tout, aucune lisibilité, bref du grand n’importe quoi!

Avec du recul…quel manque de discernement…pourtant sur mon croquis c’était super 🙂

Ce comportement de remplissage correspond aussi à l’époque de sa conception à l’immense bonheur, à l’euphorie d’avoir un jardin!

Pas visible sur la photo: le liseron contribue à déformer le massif (fait plier les branches)

Je suis profondément déçue par le rosier Burgundy Ice…je mets enfin ma menace à exécution…à la déchèterie.

Certes sa rose est somptueuse (quoi que un peu artificielle à mon gout) mais portée par un arbuste minable (quelle sévérité à l’égard d’une plante, je ne me reconnait pas!!). Pourtant, je vous assure, il a bénéficié d’une belle place et d’une plantation soignée.

Sa souche est ridiculement modeste après 3 ans en terre…aucun regret.

Exit également le sanguisorba, trop collant.

Un beau chantier commence pour moi. Difficile d’accéder au fond du massif pour débarrasser Pierre de Ronsard de penstemons géants, disgracieux car les feuilles de la base crament même au printemps. Eh oui je n’ai pas prévu de passages pour l’entretien.

Les rameaux fins d’un trachelospermum jasmanoides partent à l’assaut de la rambarde de la porte d’entrée. Planté sans conviction, il a mis 3 ans avant de prendre son envol.

Vue d’en haut : le pauvre rosier Scepter d’Isle s’étiole coincé entre la façade, le trachelospermum, une hébé et un laurier-rose en pleine expansion. J’attends l’automne pour le déplacer. Malgré ses conditions de vie très difficiles, il a délivré de belle roses en mai-juin.

le déraciner sans tout saccager ne va pas être une mince affaire 😕

Vue générale depuis le portail après le pré-nettoyage.

Vue latérale depuis la pente du garage : gaura, romarins retombants, rosier Sharifa Asma, aster rampant, pivoine, potentille desséchée, lychnis, valériane blanche…

A l’opposé, nous nous retrouvons dans le chemin gravillonné en arrondi menant aux escaliers de l’entrée de la maison.

Derrière les asters venus par leurs propres moyens, se cachent la pivoine Sarah Bernhardt, 2 Hébés , le trachelospermum, les rosiers Scepter d’Isle, Gentle Hermione et un inconnu aux tons lilas, des vivaces. Sur la gauche, on aperçoit le rosier Pomponella et ses adorables pompons rose franc.

rosa Pomponella

L’echinacea purple Magnus constitue une source de satisfaction pour moi depuis notre installation, fidèle au poste chaque année. Elle a pris un coup de chaud en mon absence.

J’aime bien aussi le bleu vif du ceratostigma plumbaginoides.

Pour conclure, un aperçu de notre fameux olivier délesté de quelques comparses.

Le week-end prochain, je compte finaliser le nettoyage de ce massif. J’attends l’automne pour un véritable remaniement notamment au niveau des rosiers auxquels il faudra trouver d’autres lieux de vie sauf Pomponella qui restera à sa place.

Pour mettre en valeur mon arbre du soleil, j’accorderai une attention particulière aux dimensions des végétaux, à l’harmonie des couleurs tout en veillant à ne pas surcharger l’ensemble…j’ai déjà mal à la tête!!

A bientôt.

Nettoyage du jardin.

Comme vu dans le précédent post, un nettoyage du jardin s’imposait : désherbage, pré-taille des rosiers mal en point, arrachage des plantes trépassées, rangement, serre…. C’était prévu pour ce week-end. Alors je me suis mise à la tache dès samedi matin, sans enthousiasme mais motivée à me débarrasser de cette corvée au plus vite.

La terre argileuse était sèche, difficile à travailler, les herbes bien ancrées et moi bien rouillée. Autant vous dire que j’ai versé une belle dose de sueur, j’ai tout donné 😛

Maintenant, j’ai mal partout, complètement fourbue, les bras lacérés par les épines impitoyables des rosiers. J’avais oublié que je n’était pas trop sportive!

Le nettoyage est loin d’être terminé mais j’avoue que j’ai bien avancé. J’attends la pluie pour griffer un peu la terre.

Dans le fouillis végétal, j’ai trouvé une multitude de semis spontanés de noisetiers et d’un autre spécimen qui poussent à des endroits compliqués, bien évidemment (entre les cannes des rosiers…). Je les déloge à la gouge avant qu’ils ne deviennent indéboulonnables.

De la souche du rosier Westerland jaillit un rameau vigoureux qui n’en finit plus de s’étirer. J’ai du mal à déterminer s’il s’agit d’un gourmand ou d’une branche normale vu qu’il pousse sur le point de greffe.

Cependant, le présence de pompons saumonés à l’aisselle des feuilles me fait quand même penser à un sauvageon. Il va falloir intervenir.

Certains asters prospèrent sans invitation dans tous les massifs, deviennent franchement envahissants, j’en retrouve même dans les potées (desséchées bien sûre).

A propos de potées desséchées, j’ai fait le tour du clos et vidé tous les contenants dans le compost (2 brouettes). Tout est trié et rangé.

Ce massif est délivré, pour le moment, du liserons qui avait formé un enchevêtrement inextricable, un véritable réseau, reliant les plantes les unes aux autres, faisant plier les rameaux, les maintenant au sol. Quelques dégâts à déplorer pendant l’opération.

Je découvre que l’hydrangea « Little Lime » se sent bien au beau milieu des fougères.

En revanche, celui-ci a souffert, étouffé à la fois par la menthe, le liseron et un pied d’aster! Flute, je ne me souviens plus l’avoir planté! Pas sérieux tout ça!

Une autre vue dudit massif.

Je découvre les roses de « Purple Skyliner », masqué par les aster et les hautes « mauvaises » herbes.

Il est adorable.

Les pommes de terre « Désirée » auraient du être ramassées début aout, beaucoup ont pourri dans la terre. Malgré tout la récolte reste correcte. Le potager attendra le week-end prochain pour un toilettage.

Cet article s’achève sur un coin que j’aime bien, à l’arrière de la maison. Le cabanon est pratiquement végétalisé.

Cette 1ère étape dans les travaux me permet de mieux appréhender ce qui reste à réaliser à d’automne. Normalement, juste quelques remaniements simples dans les massifs et les quelques cogitations de saison.

Bonne fin de dimanche.