Exit les thuyas!

Courant juin, nous nous décidons enfin à passer à l’action et nous débarrasser des deux 1ers thuyas abimés dans la longue haie qui nous sépare du jardin voisin côté gauche (qui mène à l’arrière de la maison où se trouvent le potager, le verger, les cabanons et la serre).

La réflexion fut longue et laborieuse car cette haie préserve notre intimité par rapport au voisinage.

Avant

Voilà à quoi ressemblaient les 2 thuyas en question avant abattage, ce n’était plus possible il fallait absolument agir!

Seulement voilà, en ouvrant une brèche dans la haie, nous réalisons qu’ils sont tous malades et que la partie verdoyante n’est en fait qu’un vernis très superficiel.

Alors puisque nous y sommes et que nous avons le matériel autant aller jusqu’au bout de la démarche…exit tous les thuyas, au passage mon ennemi le liseron est mis à nu, quelle plaie celui-là!

Puis pose dans la foulée de panneaux en bois.

Vue depuis la terrasse (photo n°1) / vue depuis le verger (photos n°2 et 3)

Pendant les travaux, c’est l’effervescence, notre esprit est déjà ailleurs, plus précisément en face, du côté droit, vue directe sur l’autre tronçon de thuyas (massif dit ingrat et abandonné)…enlever, garder, les voisins, blabla…sempiternels questionnements!

En vérité, ce massif constitue ma bête noire car envahi de racines. La terre y est très pauvre, dure comme de la pierre en toute saison, même le liseron a déserté! Alors trêve de tergiversations, donc on couic!

Finalement quel boulot (35 thuyas arrachés) mais quel soulagement aussi! Les racines qui formaient un maillage serré, inextricable, dans les massifs ont été soigneusement enlevées.

L’espace dégagé est de 1m40 sur 12m du coté droit et de 1m60 sur 20m du côté gauche…et là je suis grisée par tout cet espace…qu’est ce que je vais faire de tout ça??

D’abord, déplacer vers le fond des massifs les végétaux trop près du bord (rosier Lady of Shalott, céanothe…). Puis imaginer de nouvelles associations, plantations et pourquoi pas de nouvelles structures en fer à béton.

J’ai commencé à constituer une liste de rosiers à commander (grimpants, anciens…) et à des arbustes qui supportent le soleil, les étés chauds et le gel aussi! Honnêtement, pour le moment, je n’ai pas encore une vision très claire de ce que je veux.

Je ne vais pas vous ennuyer plus longtemps avec mes doutes jardinesques, à bientôt!

Nettoyage des vieux fruitiers

Nous possédons quelques fruitiers au verger. Ils datent de Mathusalem mais malgré leur âge respectable ils se montrent généreux et nous gratifient chaque année (ou presque) de beaux fruits.

Deux d’entre eux ont été retirés et ceux qui restent au verger sont entièrement recouverts de mousse, de lichen et parfois de champignons, c’est le cas du vénérable cerisier, sans oublier qu’ils n’ont pas été taillés depuis des lustres, ils ont adoptés des formes improbables.

A certains endroits sur les bois, tout un écosystème s’installe, de la végétation pousse, ça grouille de vie…la confiance quoi!!

Les branches mortes ou malades (porteuses de champignons ou parasites) avaient besoin d’être sciées soigneusement afin de ne pas fragiliser encore plus les arbres.

Avant le confinement lié au Covid 19, un professionnel était venu procéder à une taille légère, il reviendra en temps voulu pour le grand pommier à vent qui a besoin d’être aéré en son milieu, dixit le monsieur.

Quelques jours après la taille, sans prendre conseil auprès de notre pro, nous avons sorti la vieille échelle (un tantinet vintage, j’aime beaucoup…quelle déchéance s’extasier devant une échelle!!) et les brosses dures pour nous atteler au brossage des ramures, croyez-moi les branches sont impeccables à présent!

Personnellement, je préfère les arbres version avec la mousse, le lichen et les bestioles…

De plus, il n’est pas sûr que l’action de récurage réalisée soit réellement bénéfique, j’espère qu’on a pas fait une bêtise en enlevant cette espèce de protection qui habillait troncs et branches!

Je me faisais du souci en 1er lieu pour lui, pourtant le vénérable cerisier a continué son bonhomme de chemin, à produit son nuage fleuri…

…et des fruits juteux, une récolte correcte cette année.

10/05/2020

Que j’aime le mois de mai, le mois des cerises (et aussi des clafoutis et autres gourmandises!).

Excellent jeudi de l’Ascension, à bientôt!

Aménagement du massif Spirit

J’avais laissé, faute de temps, le jeune (2 ans) massif Spirit à l’abandon. Il est situé au fond du jardin à l’arrière de la maison.

Les quelques plantations étaient littéralement étouffées par les mauvaises herbes devenues difficiles à déloger et par des repousses du vieux cognassier du Japon déraciné l’année dernière. Ses rejetons ressortent sans cesse, une plaie. Bien entendu, je ne me suis pas agacée à immortaliser par des photos ce spectacle lamentable 🙂

Il faut dire que cet emplacement n’avait pas été suffisamment préparé avant d’être investi, en matière de jardinage je confonds souvent vitesse et précipitation.

La terre y est argileuse, dure à travailler, très sèche en été et détrempée en hiver.

Cela ne pouvait plus durer., alors on s’y met!

D’abord on déloge le vieux lilas Président Grévy trop écrasé par l’ombre et la présence imposante des noisetiers.

Un sureau a pris la place du lilas. Mais comme j’aime beaucoup ce lilas, j’ai racheté le même pour une installation devant la maison.

sambucus Black Lace Eva

Puis on défait les mottes, on extrait plusieurs brouettes de racines et mauvaises herbes, on retourne la terre.

Pour finaliser, on répand plusieurs brouettes de compost mûr issu de déchets du jardin, plein de vers, un régal pour les oiseaux! Evidemment, l’idéal eut été que cette opération ait lieu en automne…en même temps je ne pense pas que cela soit dramatique ( je réfléchis tout haut 😉 ).

A présent, j’ai plus de visibilité quant à l’aménagement de cet espace.

Le point central est constitué par la structure en fer à béton fabriquée par mon mari il y a deux ans…

Elle est encadrée d’un côté par la clématite Mayleen et le jeune mais néanmoins prometteur rosier grimpant Mortimer Sackler.

clematis montana Mayleen au 16/04/2020

Entre les pieds de l’arche se trouvent le panicum Morning Light et le caryoptéris Grand Bleu.

La viorne tin Spirit (à développement raisonnable), qui a inspiré la dénomination du massif, a pour voisin proche le rosier Ghislaine de Féligonde, le warrior. Celui-ci sera, plus tard, palissé contre le grillage. Je ferai de même pour le rosier Clair Matin, placé un peu plus loin.

Rose de Rescht et l’arbre à perruque s’associent plutôt bien, je trouve.

rosa Rose de Rescht et cotinus coggygria Royal Purple

Le rosier Robin Wood se révèle plus exubérant que prévu et lance ses branches à l’extérieur du massif, derrière lui la haute stature du rosier Brother Cadfael.

Un autre rosier tout aussi dynamique: Smarty. Je suis tout de même inquiète pour son feuillage qui ne respire pas la forme, peut-être trop d’ombre pour lui, j’espère qu’il va se ressaisir!

Et aussi des asters hauts et bas, un echinacea , un panicaut, des géraniums macrorrhizum, des lychnis, des iris bleu pâle…il reste encore beaucoup de place, surtout pour une jardinière qui plante serré (et qui regrette ensuite) !

Pour info, le grillage rouillé qui sépare notre jardin de celui du voisin ne me dérange pas, au contraire j’y tiens, allez savoir pourquoi, je ne compte pas le remplacer…sans doute que le côté un peu jardin-de-papy-bricoleur-d’avant lui confère un charme particulier à mes yeux 😉

Revenons à nos moutons, maintenant que cet endroit est propre, je vais pouvoir réfléchir à de nouvelles plantations afin de l’étoffer un peu, donc à suivre…

A très vite, bonne journée.

Mon massif d’ombre

Aujourd’hui, je vous parle d’un endroit que je n’aimais pas, sombre, humide, encombré de mochetés, une verrue dans le jardin!

Cependant, je m’étais résignée, après tout, (presque) chaque jardin possède son coin moche n’est-ce pas? Mais voilà une idée me trottait dans la tête depuis un petit moment: déplacer quelques uns de mes hydrangeas en souffrance à l’endroit où ils sont plantés par manque d’ombre (et de sécheresses répétées) vers le coin verrue situé sous la ramure bienfaisante du vieux pommier à vent. J’avais même songé à m’en défaire, ce qui aurait constitué un véritable crève-cœur pour moi, je suis trop fan de ces arbustes fabuleux.

Courant février, je me décide enfin à passer à l’action et à concrétiser ce projet.

Nous avons donné le récupérateur d’eau, fait un petit tour à la déchetterie et procédé au nettoyage.

Vous remarquerez qu’il reste encore quelques bricoles à enlever dans l’angle…ça sera pour bientôt 😉

La brande de bruyère est en place le temps que la haie du voisin se développe suffisamment pour nous apporter un peu d’intimité.

Puis arrachage et replantation des hydrangeas. Le mur du cabanon parait bien laid du coup. Alors un petit saut express au Brico du coin sans idée préconçue, je déniche un hydrangea petiolaris (grimpant), c’est formidable on reste dans la même famille végétale!

15/02/20

Pour les plus curieux d’entre vous, Hanabi devrait ressembler à cela…chez moi il est plutôt rose liliacé!

hydrangea Hanabi, image du Net
hydrangea petiolaris le 23/02/20 et le 16/03/20
23/02/20

Il me reste encore à caser Annabelle dans ce parterre. Phantom, Diamant Rouge ainsi que Little Lime resteront à leur emplacement initial.

Voilà, j’ai enfin mon massif ombragé! Petit bémol, en piochant je me suis rendue compte qu’il y avait une petite dose de calcaire en profondeur. J’espère que cela ne va perturber ce petit monde.

Normalement, je me suis promise de ne pas surcharger cet endroit et me contenter des hydrangeas mais vais-je pouvoir résister, moi qui suis si faible face à un petit bout de chlorophylle?

Excellente journée à tous, à bientôt!

La bordure d’aubriètes

Heureuse qui comme moi a fait un beau séjour en Provence…Mais il y a une fin à tout alors me voilà donc de retour au bercail. Le jardin n’a pas trop apprécié mon absence, le manque d’eau a fait des ravages et un sérieux toilettage s’impose à présent!

Actuellement je cogite au sujet de cette bordure d’aubriètes, plantée par les propriétaires précédents, longue de 2 mètres, très jolie au printemps mais minable en été malgré les arrosages, la preuve en image:

bordure d'aubriètes en aout complètement cramée par la canicule.

Quelle vivace mettre à la place pour former une jolie bordure monochrome?

La remplaçante doit supporter un fort ensoleillement et la chaleur en été (persistante en hiver serait l’idéal). Je pensais à des érigerons karvinskianus, mon choix n’est pas définitif…qu’en pensez-vous?

Merci de votre aide, belle journée!.